PostHeaderIcon Les Amoureux - 1995

Deux amants fougueux, Eugénie et Fulgence s’aiment et pourtant chacune de leurs rencontres tourne à l’affrontement. Une délicieuse comédie de moeurs.

Les Amoureux est une pièce de Goldoni (Carlo Goldoni) . La mise en scène est signée Evelyne Charnay.

Distribution :

Amélie Charnay Anne Girouard Augustin Liffort Léna Kowski Michaël Mourot Olivier Mellor Thierry Chauvel Thierry Egger

Note de mise en scène :

Soucieuse de respecter la jovialité de l'auteur et son application à narrer avec simplicité une page de la vie de tous les jours de ses personnages, j'ai opté sans hésiter pour une mise en scène intelligible.

Dès la première lecture de la pièce, ayant trouvé les indications de lieu un peu restrictives, j'ai préféré imaginer le déroulement de cette journée orageuse en trois actes, non pas dans une seule pièce comme l'indique l'auteur, mais dans la villa des Pandolfi ou plus exactement dans le patio de cette villa.

Il me sembla évident également que l'action devait se dérouler à la belle saison, ceci expliquant peut-être l'échauffement des coeurs et des esprits, nécessitant, par là même, l'ouverture des fenêtres et par conséquent une vue plongeante sur l'intérieur de la villa.

Action devant et derrière les fenêtres donc, le tout créant une circulation permanente, que je me suis amusée à ponctuer par les accents rythmés et pleins de finesse d'Antonio Vivaldi, musicien contemporain de l'auteur, dont l'invention, la sensibilité exacerbée, la santé enfin de celui que l'on appelait à Venise pour la couleur de ses cheveux «le prêtre rouge» s'adapte idéalement au climat volcanique, parfois ironique de la pièce.

Pour distraire de l'oppressante tension véhiculée par le couple infernal de ces «Amoureux», j'ai intentionnellement souligné les interventions fréquentes, des personnages secondaires, qui, ballotés dans la tempête, facilitent de nombreuses petites actions parallèles.

La lumière dorée, les costumes vifs, le souci du détail des «veduti» à la manière des peintres chroniqueurs comme Pietro Longhi, colorent le tout, soulignant avec charme et malice cette délicieuse comédie de moeurs.
.

Note d'intention :

Sous une apparente comédie de l'amour et de la jalousie, une délicieuse étude de moeurs écrite trente ans avant la révolution, la révolte drôle et touchante d'une jeune milanaise contre sa condition, soutenue par une mise en scène alerte et le rythme vif de Vivaldi.|.

Les commentaires sont fermés.