PostHeaderIcon L’Avare - 1997

Un homme assis sur son or confond l’argent et le bonheur. Il est drôle sans le vouloir, méchant sans le savoir. C’est le rire qui va dire si l’argent fait le bonheur. Un rire qui n’est pas gratuit et qui venant d’un autre siècle rebondit sur le nôtre.

L’Avare est une pièce de Molière (Jean-Baptiste Poquelin) . La mise en scène est signée Evelyne Charnay.

Distribution :

Amélie Charnay Benoît Berthon Bernard Charnacé Cédric François Enimie Franck Charnay Michel Crayssac Thierry Egger

En vidéo :

Note de mise en scène :

Mais comme à son habitude, Molière n’oublie à aucun moment que c’est par le comique que l’on atteint la vérité et malgré la gravité de son propos, il se refuse à attrister le spectateur. Je partage ce sentiment. Ne dramatisons pas à plaisir ce qui reste avant tout une comédie. Il est par ailleurs courant de nos jours, dans le souci de mettre le texte en valeur, de monter les oeuvres de Molière en costumes modernes pour en souligner l’actualité des principaux caractères. Le spectateur n’est il pas capable tout seul, sans forcément s’identifier à tel ou tel personnage, de se poser les bonnes questions ? Molière n’a-t-il pas voulu avant tout peindre les hommes de son époque, celle de la société du XVIIème siècle ? Effaçons nous donc devant l’auteur, suivons le pas à pas, sans nous priver des décors et costumes qui , raisonnablement présents, nous accompagneront agréablement dans le temps.

Je m’appuie sur l’hypothèse suivante : Harpagon est vraisemblablement avare de nature. Ses travers ont été longtemps tempérés par son épouse, que l’on peut imaginer femme de tête et de cœur. La perte de l’être aimé catalyseur, vaguement comblée par la possession de l’argent de la cassette, aggrave brutalement son avarice. J’ai donc choisi de démarrer l’infernale journée de cette famille perturbée, à la fin du deuil qui l’a si gravement éprouvée.

Harpagon, monstrueux ?

Certes, mais son angoisse est profonde..

Note d'intention :

Avec cette grande comédie de moeurs et de caractères, nous pénétrons au sein d’une riche famille bourgeoise parisienne du XVIIème troublée par le vice du père : l’Avarice.

Le message de Molière est clair : quand le père est incapable d’aimer, tout se dégrade autour de lui. Méfiance, dissimulation, fréquentations douteuses, détachement, voir haine des enfants font écho à son immoralité..

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